Rue des Martyrs : parcours gourmand — boulangeries, fromagers et épiceries à ne pas manquer

Rue des Martyrs : parcours gourmand — boulangeries, fromagers et épiceries à ne pas manquer

La rue des Martyrs, entre le 9e et le 18e arrondissement, invite les curieux à s’immerger dans une atmosphère où l’histoire, la diversité gastronomique et le quotidien des Parisiens se croisent, s’observent, s’enrichissent l’un l’autre. Ce guide fournit les clés pour explorer cette rue mythique – on y découvre des leçons du passé, une vie locale vibrante et plusieurs talents derrière de petites vitrines. Entre adresses artisanales, vieilles pierres et nouvelles tendances, la balade promet des surprises à chaque pas, quel que soit le jour de la semaine. Ceux qui cherchent à comprendre l’âme d’un quartier historique y trouveront bien plus que quelques bonnes adresses.

Une rue historique : un lien avec Saint Denis

Tout commence avec une légende et une procession : l’actuelle rue des Martyrs aurait été empruntée par Saint Denis, le tout premier évêque de Paris, après son supplice. Démarrant de la place Saint-Georges, cette artère n’est pas seulement un axe commerçant, elle épouse le relief de la Butte Montmartre et traverse les époques – on repère tour à tour traces médiévales, transformations du Second Empire, échoppes centenaires et bâtiments plus modernes.

Un conseil : pour agrémenter une virée dominicale ou simplement trouver d’autres balades à thème, pourquoi ne pas jeter un œil à l’article que faire à Paris ? Les idées ne manquent jamais dans cette partie animée de la capitale.

Au fil du pavé, une succession de devantures colorées évoque une vie de quartier rare à Paris : le commerce indépendant règne toujours ici. On croirait sentir l’âme des vieux marchands ou la rumeur d’une procession oubliée. Nombreux affirment avoir eu une révélation devant la beauté simple d’une façade restaurée ou lors d’une discussion autour du comptoir d’une fromagerie.

Avant de partir : les indispensables pour visiter

Visiter la rue des Martyrs sans préparation, c’est prendre le risque de manquer de véritables pépites. Planifiez votre passage, surtout si c’est votre première fois. Les matinées en semaine sont réputées pour leur calme : peu de files, commerçants disponibles et ambiance détendue. Pour rejoindre cette voie, le métro demeure la solution la plus simple – Saint-Georges, Pigalle, Notre-Dame-de-Lorette ou encore Anvers facilitent l’accès. Une astuce récurrente chez les habitués ? Remonter la rue depuis le quartier Saint-Georges pour découvrir progressivement chaque boutique et savourer la pente du parcours.

Pensez à emporter un sac solide pour vos achats (le retour des sacs cabas au motif rétro fait fureur), et surtout, chaussez-vous correctement : les pavés parisiens réservent parfois des surprises. Enfin, gardez l’esprit ouvert – beaucoup de ces commerçants sont prêts à raconter leur métier, suggérer des spécialités inattendues ou offrir un morceau à la dégustation.

Les boulangeries, trésors authentiques du quartier

La réputation de la rue des Martyrs, côté boulangeries, s’est forgée au gré des générations. Certaines familles tiennent la boutique depuis des décennies, perpétuant gestes et recettes. L’adresse de la Maison Landemaine souvent citée par les habitants propose un choix de pains spéciaux à la mie alvéolée, qui rappellent parfois les fournées d’un week-end à la campagne. Les croissants, feuilletés à souhait, accompagnent volontiers un café matinal sur un banc de la rue.

Autre halte marquante : « Du Pain et des Idées ». Leur pain aux figues et noisettes attire gourmands et simples flâneurs. Il n’est pas rare de croiser à leur porte des locaux venus chercher la fameuse brioche nommée « escargot », dont la texture et le parfum font l’unanimité depuis plusieurs années.

Un habitant du quartier, interrogé lors d’un reportage, racontait : « Ma mère m’y emmenait le mercredi, je repars toujours avec la même odeur sur les mains, c’est une sorte de rituel. » Très souvent, ce sont ces souvenirs qui poussent à revenir. L’authenticité n’est pas qu’un argument de façade, les artisans sont là, concentrés sur leurs gestes, parfois prêts à partager une anecdote sur leur levain ou le choix des farines.

Fromages d’exception et charcuteries raffinées

Impossible d’évoquer la rue sans parler des étals de fromages et charcuteries qui font saliver les passants. « La Coopérative Laitière » remporte souvent les suffrages grâce à ses fromages affinés traditionnels. Brie de Meaux, Saint-Nectaire fermier, chèvres du Massif central… le choix varie selon la saison, la conversation aussi. Pour un plateau composé, ils conseillent parfois d’associer une tomme rare à une pâte persillée inattendue.

Du côté de la charcuterie, s’arrêter chez Maison Verot relève presque du rituel : leur terrine de campagne ou pâté en croûte de saison font figure de référence. Les habitués recommandent de goûter le fameux pâté au foie gras, osant même parfois comparer la recette à celles d’illustres maisons de province. Ce sont ces produits qui s’invitent facilement lors d’un apéritif improvisé ou d’une pause pique-nique à deux pas du square d’Anvers.

Ce qui frappe surtout ? La patience de certains artisans, leur volonté de commenter, de partager, voire d’amener le client à découvrir un fromage totalement inconnu. Une erreur fréquente : hésiter à demander conseil. La proximité ici prend tout son sens — bien loin de l’anonymat des grandes surfaces.

Découvrez les épiceries les plus raffinées

Impossible d’arpenter la rue sans craquer pour une épicerie fine. « Maison Plisson » se distingue par son éventail de produits locaux et étrangers, renouvelé très régulièrement. Ici, huiles d’olive issues de petits producteurs, confitures rares, pâtes à tartiner originales et même sauces artisanales signent de véritables découvertes, parfois plus abordables qu’on ne croit. L’ambiance, mélange entre marché et boutique branchée, plaît aux groupes d’amis comme aux promeneurs solitaires.

Un autre arrêt s’impose pour qui aime les saveurs exotiques : « Le Comptoir des Saveurs », référence pour tout ce qui touche à l’épice et au condiment rare. Le choix fait tourner la tête – curry du Kerala, poivre rouge du Cambodge, mélange zaatar livré par un importateur passionné. Cette boutique propose aussi une sélection d’olives et de thés qui font plaisir à offrir. L’inspiration naît ici d’un parfum, d’une suggestion du vendeur ou d’une simple envie d’improviser un dîner sur le pouce.

Épicerie Spécialité Adresse
Maison Plisson Produits locaux & internationaux 35 rue des Martyrs
Le Comptoir des Saveurs Épices exotiques 12 rue des Martyrs

Bien sûr, d’autres épiceries méritent le détour sur la rue : le choix de produits aussi variés que le miel d’Auvergne, les fruits confits en bocaux ou les pâtes fraîches fabriquées sur place étonne toujours. Certains touristes repartent avec une valise, d’autres simplement avec quelques idées de recettes à reproduire chez eux.

Adresses cachées : les secrets du quartier

L’envers du décor, ce sont les établissements plus discrets : une pâtisserie confidentielle, un torréfacteur ou une cave avec une sélection de vins surprenante. Par exemple, la pâtisserie « Les Petites Gouttes » propose un dessert iconoclaste : une tarte au citron revisitée, acidulée mais légère, applaudie par les amateurs de douceurs. À quelques portes de là, « Coutume Café » attire aussi bien les étudiants que les télétravailleurs par son ambiance accueillante et ses grains de café délicatement torréfiés. Ces lieux participent à la vitalité de la rue, multipliant les styles et les atmosphères.

Détail intéressant, beaucoup d’habitués recommandent de lever le nez : certains immeubles possèdent des frises discrètes, anciennes enseignes ou enseignes typographiques évoquant la vie de quartier d’antan. Une balade dans la rue, ce n’est donc pas qu’une succession d’achats ; c’est parfois l’occasion de tomber sur une scène inattendue – un musicien de rue à l’angle d’une boulangerie, un peintre croquant les passants depuis un tabouret pliant, une terrasse improvisée devant un fleuriste.

L’héritage culturel de la rue

Si la gourmandise attire beaucoup d’explorateurs, l’histoire et la culture ne sont jamais très loin. Parmi les bâtiments notoires, l’église Notre-Dame-de-Lorette retient systématiquement l’attention : son architecture néoclassique, ses fresques et sa lumière en font un point d’arrêt à ne pas manquer. Plus haut dans la rue, le célèbre atelier de Théodore Géricault fut à l’origine de quelques-unes des toiles majeures du romantisme.

Certains lieux semblent figés dans le temps, à l’image de vieilles pharmacies aux boiseries intactes ou de maisons de commerce dont la devanture n’a presque pas changé depuis la Belle Époque. Des panneaux expliquent parfois l’histoire d’un bâtiment, mais le plus souvent, c’est en discutant avec les commerçants que l’on glane anecdotes et tranches de vie. Il n’est pas rare d’y croiser artistes ou écrivains à la recherche d’inspiration. Depuis quelque temps, des ateliers participatifs ou galeries ouvertes le week-end participent à une effervescence culturelle bien ancrée.

Astuces pour prolonger votre balade

Lorsque la découverte de la rue touche à sa fin, la tentation de poursuivre vers Montmartre s’impose. Suivre la pente au-delà de la rue des Martyrs, c’est déboucher devant la silhouette du Sacré-Cœur, observer le panorama ou déambuler du côté de la place du Tertre. Quelques minutes à pied suffisent pour rejoindre le Musée de la Vie Romantique, havre de verdure et d’inspiration parfaitement intégré au tissu urbain.

Ceux qui préfèrent prolonger la dégustation peuvent s’arrêter dans un bistrot local, composer un apéritif improvisé avec fromages et charcuteries, ou simplement profiter d’un dîner entre amis sur une terrasse. Même en semaine, l’activité ne faiblit guère ; à la tombée du jour, la rue révèle une ambiance très différente, faite de lumières douces, de conversations feutrées et de vitrines éclairées comme des tableaux vivants.

  • Question : Quels sont les horaires idéaux pour explorer la rue des Martyrs ?
  • Réponse : Le matin ou en semaine, l’atmosphère y est plus détendue, et la découverte se fait aisément.
  • Question : Existe-t-il des options pour manger sur le pouce ?
  • Réponse : Absolument, de nombreuses boulangeries, pâtisseries et épiceries proposent des mets à déguster sur le trottoir ou à emporter.
  • Question : Est-ce une promenade adaptée aux familles ?
  • Réponse : Tout à fait, avec ses commerces variés et sa circulation maîtrisée, la rue se prête aussi bien aux sorties en solo qu’aux balades avec enfants.
  • Question : Combien de temps prévoir pour bien profiter de la rue des Martyrs ?
  • Réponse : Selon votre rythme et vos envies, il faut compter entre une heure et demie pour un circuit ponctué de gourmandises et jusqu’à une demi-journée pour découvrir les alentours.

Sources :

  • paris.fr
  • sortiraparis.com