Le temple Ganesh, un temple hindou à Paris

Le temple Ganesh, un temple hindou à Paris

Après le Japon et l’Orient, cette semaine je vous emmène en Inde !

Temple Hindou

Temple Hindou

Ma balade indienne m’emmène dans le 18e arrondissement de Paris. Plus précisément près de la Gare du Nord. Plutôt éloigné de New Delhi me direz-vous… ? Et bien pas tant que ça….  Il suffit de franchir le seuil du 72, rue Philippe de Girard pour en être convaincu. J’y découvre un temple hindou en plein cœur de Paris : le Temple Ganesh Sri Manicka Vinayakar Alayam.

Le temple n’est indiqué que par un simple panneau au-dessus de la porte,
attention à ne pas le louper ! Je passe sous l’arche qui mène à l’entrée du temple. L’entrée est totalement libre, le sol est jonché de paires de chaussures. Un indien, assis à coté des chaussures me lance un sourire et m’invite à déposer les miennes… Ouf, mes chaussettes ne sont pas trouées!
Je rentre dans le temple… une trentaine d’indiens sont assis en tailleurs… Principalement des hommes, mais aussi des vieilles dames et quelques enfants…  Je suis la seule blanche à des kilomètres à la ronde… Tant mieux, ça renforce mon sentiment d’être loin de Paris !

Le temple hindou est dédié à Ganesh, à qui l’on doit toujours s’adresser en premier avant de prier les autres dieux car il est l’intermédiaire entre notre monde et les Mondes Supérieurs. Une statue dorée à son effigie règne sur la pièce : il porte des colliers de fleurs et des offrandes s’étalent à ses pieds : noix de coco, pétales de fleurs, lait, miel…  La pièce est à son image : chargée de couleurs et d’or.

On discute en hindi, les encens parfument l’air. Le prêtre referme le rideau. Dans quelques minutes c’est la Puja, cérémonie d’adoration de Ganesh célébrée trois fois par jour au temple.

Ca y est ça commence. Tout le monde se lève.

Le rideau est tiré théâtralement et le prêtre commence à réciter des mantras en sanscrit tout en faisant tinter une petite cloche. Il s’approche des différentes statues du temple : Shiva, Hanuman, Lakshmi auxquelles il verse des offrandes de fleurs, de fruits, de lait et de miel puis il les purifie par le feu.

J’apprends plus tard que l’officiant exécute des « moudras », des gestes symboliques qui ont pour objet de définir autour de lui même un cercle mystique. Ce cercle sépare le monde éphémère des sens et l’aide à entrer en contact avec Dieu.

Pendant une demi-heure les mantras sont psalmodiés au son de la clochette et le parfum d’encens enivre. Lorsque ça s’arrête je reviens doucement sur terre, les mantras ont fonctionné sur moi comme une formule magique : ils m’ont transporté loin de Paris.

Vient l’heure de la « communion »… Le prêtre, ou « Poujari », passe parmi les fidèles, avec ses assistants…

Il leur verse dans la main un liquide blanc, puis leur appose avec le doigt un bindou, la fameuse marque circulaire rouge faite entre les sourcils…

J’attends mon tour avec appréhension… Dois je participer à ce rituel… N’est ce réservé qu’aux fervents convertis ?  L’officiant s’approche finalement de moi…
Je sens qu’il est heureux de voir une « étrangère »… Il me verse quelques gouttes dans la main, je suis censé le laper… quelques secondes d’hésitation et je m’exécute… Il me pose alors la marque sur le front qui va parait-il me protéger contre les forces maléfiques…

Avec la communion, la cérémonie prend fin…. Vient alors l’heure de manger… Des  assiettes pleine de riz et de viande sont distribuées aux fidèles. Je réalise alors à quel point ce temple est important aux yeux des habitants du quartier.. Bien plus qu’une cérémonie religieuse, c’est un lieu de vie sociale qui vient en aide aux plus défavorisés en fournissant le couvert…

Quelques indiens viennent alors vers moi pour échanger… Ils sont si accueillants, je ne regrette pas le voyage !

Une demi heure plus tard, le Temple hindou se vide, il est déjà temps pour moi de rentrer. Je remets mes chaussures et retrouve Paris en l’espace d’une seconde. Un voyage éclair à plus de 6 000 km de la capitale… Témoin de cette escapade, ce petit point rouge entre les sourcils que je n’enlèverai pas de sitôt !

 

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